Une dizaine de leaders communautaires du groupement de Miti, dans le territoire de Kabare, ont pris part à un atelier de formation consacré aux droits sexuels et à la santé sexuelle et reproductive. Cette activité s’est tenue le vendredi 29 mai 2026 au Centre de Santé Mulungu, dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Cette formation visait à renforcer les connaissances des participants sur l’approche de l’éducation sexuelle complète, qui va bien au-delà des seuls rapports sexuels.

Elle englobe notamment les questions liées aux droits humains, au genre, au consentement, ainsi qu’à l’accès à des informations fiables sur la santé sexuelle et reproductive. Les participants ont appris que la santé sexuelle et reproductive constitue un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en lien avec la sexualité et la procréation. Elle favorise le libre choix en matière de reproduction, contribue à la prévention des pratiques néfastes et soutient la prise en charge des survivants des violences basées sur le genre (VBG).

Kabare : Des Leaders communautaires outillés pour promouvoir les droits sexuels et la santé reproductive

Facilitateur de la séance, Emmanuel Mikalaba, représentant du Cadre de Récupération et d’Encadrement pour l’Épanouissement Intégral des Jeunes (CREEIJ ASBL), a souligné que les droits sexuels constituent un levier essentiel pour la protection et l’autonomisation des jeunes. Selon lui, ils favorisent l’égalité, renforcent les compétences de vie et contribuent au développement harmonieux des communautés. Il a également indiqué que l’éducation sexuelle complète joue un rôle important dans la prévention des infections sexuellement transmissibles, la lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion du bien-être communautaire.

À l’issue de la formation, les relais communautaires (RECO) ont été appelés à sensibiliser davantage les populations sur les droits sexuels et la santé reproductive, à promouvoir le planning familial et à encourager les valeurs de solidarité et de soutien mutuel au sein de leurs communautés. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet GAC au Sud-Kivu, exécuté en partenariat avec Ipas et financé par le gouvernement du Canada.

Patrick Makiro