South Kivu: Des actes de pillages et de vandalisme des édifices de l’État par certains militaires incontrôlés des Fardc à Uvira ne resteront pas impunis, (Jean-Jacques Elakano, Vice-gouverneur)
📸 © Le Courrier de Bukavu / Rédaction Sud-Kivu
La situation actuelle des bureaux de différents services étatiques à Uvira est trop critique. Certains militaires incontrôlés des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, sont accusés d’être à la base de plusieurs actes de vandalisme, pillages et extorsion des biens dans cette partie de la Province du Sud-kivu dans l’Est du Pays pendant le moment où cette région est sous une psychose généralisée liée à l’avancée des troupes de l’AFC/M23 soutenues par le Rwanda après la prise de la Ville de Bukavu, chef-lieu de la Province.

Ce Lundi 24 Février, le Maire adjoint d’Uvira, Kifara Kapenda Kyk’y qui assume l’intérim du Maire titulaire en congé médical, a organisé une visite d’inspection des bureaux des services de l’État après une réunion avec tous les agents et chefs de services à sa résidence. Accompagné d’une foule, le Maire par ‘intérim s’est imprégné de l’état critique des différents bureaux administratifs de l’État dans sa juridiction. Sur place, l’autorité urbaine a regretté les actes de vandalisme qu’il a qualifié de « destruction méchante», une situation presque générale dans tous les services.
« Vous savez exactement qu’une partie de notre province a été prise et que les autorités politicoadministratives, militaires et policières ont fait un repli. Maintenant que nous avons annoncé qu’aujourd’hui tous les agents de l’État devraient être dans leurs bureaux. Nous avions commencé par un constat puisque nous étions déjà informés que nos bureaux, ont été vandalisés. Notre présence ici, prouve à suffisance que réellement les activités de l’État ont repris et que maintenant la suite sera pour le rétablissement de la paix.» a fait savoir Kifara Kapenda Kyk’y, Maire adjoint et Maire par intérim d’Uvira. Face à cette situation, Me. Jean-Jacques Elakano, Vice-gouverneur du Sud-kivu en séjour à Uvira, a indiqué que ces actes de pillages et vandalisme des édifices de l’État par certains militaires incontrôlés des Fardc ne resteront pas impunis et que les responsables vont répondre de leurs actes. « ces agents doivent répondre de leurs actes. Un militaire ne peut maltraiter ou voler un civil moins encore vandaliser les bureaux de l’État. Ce qui s’est passé à Uvira, des destructions méchantes de bureaux administratifs et des maisons d’autrui nous a fait couler des larmes. Tous ces militaires vont répondre de leurs actes. Même s’ils auraient faim, ce n’est pas à des civils qu’il faut régler de compte ainsi qu’à la destruction des édifices de l’État.».
Pour l’instant, la quasi-totalité des bureaux de l’État notamment, les locaux de la Mairie, du commissariat urbain de la police, du tribunal de grande instance d’Uvira, de l’auditorat militaire et autres services étatiques est transformé à des dortoirs des militaires ayant fui les différentes lignes de front dans le Sud-kivu et de leurs familles respectives. Des odeurs nauséabondes et des matières fécales sont presque visibles partout dans ces locaux avec le risque de contamination des maladies de mains sales.
Par Olivier RAMAZANI Alvin
Partager cet article
Diffusez cette information vérifiée auprès de vos contacts et réseaux
Continue Reading
3 articles recommandés dans la même rubrique pour approfondir ce sujet et prolonger votre session sur Le Courrier de Bukavu.
📰 Même rubrique : Security & Eastern DRC
Bukavu: l’AFEM met en lumière le rôle des femmes des médias dans la promotion de l’égalité des genres
L’Association des femmes des médias (AFEM) a organisé, mercredi 21 octobre 2026, à Bukavu, dans la...
📰 Même rubrique : Security & Eastern DRC
Kamanyola : le RECOPE alerte sur la vulnérabilité croissante des enfants face à la crise sécuritaire et humanitaire
Le Réseau communautaire pour la protection de l’enfant (RECOPE) de Kamanyola s’inquiète de la dégradation des...
📰 Même rubrique : Security & Eastern DRC
Kabare : une jeune femme de 18 ans retrouvée morte à Cimpwiji, une enquête réclamée
Une jeune femme âgée de 18 ans, identifiée comme Aksanti Ciroyi, a été retrouvée morte dans...

Votre réaction citoyenne
Partagez votre point de vue ou témoignez. Dictez directement à la voix avec le microphone.