Présentation samedi 03 Mai 2025 à Uvira des résultats de la campagne dénommée : «Vrai ou Faux », menée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira-Fizi et Mwenga (COMEL-RDC) en consortium avec la Synergie des Médias pour l’Union des Forces (SYMUF-maison de la presse), dans le cadre du Programme de lutte contre les fausses informations et les discours de haine dans les réseaux sociaux avec l’appui de l’ONG Benevolencja.
Pendant une durée d’un mois, soit du 17 Mars au 17 Avril de l’année en cours, la COMEL-RDC, à travers ses médias partenaires, a contribué à travers des informations vérifiées sur des sources officielles à l’éradication des fake news et des messages de haine dans les différentes plateformes numériques. Il était question, selon Eric Ngabo, coordonnateur de la COMEL-RDC de montrer comment la campagne a été initiée par la Benevolencja et c’était sur base de la circulation de fausses nouvelles pendant la période de crise sécuritaire au Nord et Sud-kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Pour lui, les résultats sont positifs d’autant plus qu’après la publication de différentes dépêches (articles) par les médias partenaires de la COMEL-RDC, on a plusieurs feedbacks. Donc, des informations en retour livrées par la population après avoir lu nos articles car, ajoute-t-il, ils venaient pour contredire les fausses informations, relayées par des personnes de mauvaise foi dans l’intention de nuire et de déstabiliser la quiétude des autres.
« La population a félicité la COMEL-RDC pour son engagement dans cette campagne. D’abord, le premier indicateur pour nous comme impact positif de la campagne « Vrai ou Faux » ce sont les « Feedbacks » que nous avons reçu de la part de la population qui reconnaît que n’eût été cette campagne, elle ne savait pas comment se comporter en termes d’informations durant cette période des troubles sécuritaires dans les provinces du Nord et Sud-kivu.» a affirmé, Eric Ngabo, coordonnateur de la COMEL-RDC.
Au-delà des résultats positifs, Eric Ngabo, reconnaît que les rumeurs ne sont pas jusque-là totalement éradiquées.
« En termes de communication, le changement est un processus. On a fait d’abord le premier pas. On a communiqué et on a vu que c’est possible de réduire le taux de fausses informations et discours de haine.
Avec un mois de campagne qu’on a fait on a constaté que les résultats ne sont pas jusque-là atteints à cent pour cent parce que l’objectif est d’éradiquer totalement cette propagation des fausses informations. » renchérit-il.
Dans la salle, les avis sont partagés. Certains participants sont complètement satisfaits du résultat atteint par cette structure tandis que les autres pensent qu’il y a encore des cas qui nécessitent une riposte vigoureuse.
« C’est d’ailleurs une occasion pour nous de plaider auprès de la Benevolencja de continuer à accompagner la COMEL-RDC et ses médias partenaires afin que cette lutte continue. Peut-être jusqu’à ce qu’on puisse arriver à un moment où on va dire : » il n’y a plus partage de fausses nouvelles » ».
La présentation de ces résultats par la COMEL-RDC a eu lieu, dans la salle dite auditorium des femmes et filles de la Mairie d’Uvira à l’occasion de la célébration de la 32ème journée internationale de la liberté de la presse, organisée par l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) sous section d’Uvira-Fizi en partenariat avec le ministère provincial de la communication et médias du Sud-kivu et l’ONG Benevolencja sous le thème :« la lutte contre les fausses nouvelles et message de haine en période des conflits au Sud-kivu.»
Ces assises, ont connu la participation des journalistes et responsables des médias locaux, des autorités politicoadministratives, militaires et policières, des acteurs de la société civile et des leaders communautaires de la place.
Par Olivier RAMAZANI Alvin