Depuis le début du mois de janvier 2026, la population de la cité de Kamanyola, dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, fait face à une augmentation notable de cas de maladies. Selon le constat dressé par le correspondant du Courrier de Bukavu dans la zone, plusieurs personnes consultées souffrent principalement de la malaria, de maux de tête, de la toux et de la grippe. Les malades se dirigent massivement vers les aires de santé de Kamanyola et de Kashenyi, ainsi que vers l’hôpital Saint Joseph de Kamanyola, où les soins sont rendus gratuits grâce à l’appui des partenaires humanitaires Médecins du Monde et PIN.
D’après le personnel soignant, l’origine exacte de cette recrudescence de maladies n’est pas encore clairement identifiée. Toutefois, les professionnels de santé de ces trois structures font face à un afflux important de patients, dépassant parfois leurs capacités d’accueil.
Cet engouement s’explique en grande partie par la crise humanitaire et économique persistante qui frappe la population du territoire de Walungu, rendant l’accès aux soins difficile pour de nombreux ménages. « Je suis arrivé ici à 6 heures du matin pour me faire soigner, mais on nous distribue des numéros selon l’ordre d’arrivée. Il faut se réveiller très tôt, car chaque jour il y a beaucoup de malades », témoigne un patient rencontré au centre de santé de référence de Kamanyola.
Face à cette situation préoccupante, un appel est lancé aux partenaires œuvrant dans le secteur de la santé afin de renforcer leur appui à cette population confrontée à de multiples pathologies.
Pour rappel, le projet d’urgence mis en œuvre récemment par Médecins du Monde et PIN ne couvre que deux aires de santé sur les six que compte la cité de Kamanyola, laissant ainsi d’importants besoins sanitaires non couverts au sein de la communauté.
Imani Classic

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